Keira est arrivée d’Algérie à l’âge de deux ans, et vit aujourd’hui à la Faourette, en banlieue toulousaine. Fière du courage de son père, qui a participé à la reconstruction de la France après la seconde guerre mondiale, elle nous parle aussi de son engagement pour que son quartier soit un lieu de vie accueillant pour tous.
Durée : 28 minutes 9 secondes, mp3 256 kbps
https://faidosonore.net/sons/epra/portrait_d_une_f
Visa pour jouer à écouter sur France Culture
La musique est souvent présentée comme un langage unificateur. Elle est perçue comme un pont qui permet de partager des émotions, un imaginaire, une poésie et qui fait tomber les barrières culturelles. Depuis les années 1970, la France est une scène de choix pour les artistes traditionnels du monde entier, et les festivals de musiques du monde sont même devenus un marché économique important. Mais en face de cet idéal d’universalité se dressent pourtant des frontières bien réelles, qu’il est d’autant plus difficile de franchir lorsqu’on vient du fin fond de la vallée du Nil, d’un village burkinabé, du désert du Rajasthan ou d’une banlieue syrienne. Comment la musique de certaines régions du monde, perçues comme vivier de candidats illégaux à l’immigration, peut-elle malgré tout passer les remparts de notre forteresse ?
A écouter sur France Culture
.